La Chalouperie

Les chalouperies

Au 19e siècle, les premiers chaloupiers s’établissent dans le village de Saint-Laurent. Les chalouperies s’étendent vers l’est du côté sud du chemin Royal, tout près de la grève. On y construit des embarcations non pontées qui n’offrent aucune protection aux marins, aux passagers et aux marchandises. Elles atteignent une longueur de 13 mètres et sont utilisées pour les déplacements sur le fleuve, notamment lors de visites aux marchés agricoles de Québec. Grâce aux retombées économiques qu’elles engendrent, les chalouperies sont importantes pour la municipalité. Puis au 20e siècle, les chaloupes ne font plus que 4,5 mètres de longueur. Elles sont dorénavant utilisées comme embarcations de sauvetage à bord des bateaux et pour le loisir.

La chalouperie Godbout

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En 1989, par un matin de juin, un spectacle bien étrange se déroule sur les eaux du fleuve Saint-Laurent. La chalouperie Godbout, autrefois située à quelques kilomètres du Parc maritime, commence, en effet, son premier et dernier voyage. Afin de préserver l’un des derniers vestiges de l’industrie de la fabrication de chaloupes, la chalouperie a été placée sur une barge et déménagée par la voie des eaux jusqu’à son emplacement actuel au Parc maritime. La chalouperie Godbout a d’ailleurs été classée bien culturel, tout comme l’imposante collection d’outils qu’elle abrite.