Le Chantier maritime

chantier_maritime En 1908, Philéas Fillion achète un terrain à Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans pour y entretenir et y réparer des embarcations. Son fils Ovide y démarre ensuite le Bassin de radoub de Saint-Laurent qui deviendra, en 1911, le Chantier maritime de Saint-Laurent I.O. ltée. Ovide Fillion poursuit ainsi l’oeuvre de son père Philéas, décédé en 1909. Plusieurs membres de la famille Fillion s’impliqueront, au fil des années, dans l’administration de l’entreprise. Le Chantier maritime, à son apogée, compte parmi les plus importants chantiers avec, à une certaine époque, plus d’une centaine de travailleurs. Les vestiges de cette activité industrielle, toujours présents sur le site de l’actuel Parc maritime de Saint-Laurent, laissent percevoir l’ampleur de ce chantier dirigé durant six décennies par une même famille, les Fillion. Le Chantier maritime de Saint-Laurent a été la plus importante industrie de l’île d’Orléans. Les activités de construction navale se sont déroulées de 1908 à 1967. La construction, la réparation et l’hivernage des goélettes constituaient ses principales activités. D’abord connu pour ses navires à voiles, le chantier a ajouté au fil des ans la construction de goélettes. On y a développé différents types de navires à propulsion mécanique, en bois ou en acier. Le chantier a également été renommé pour la fabrication de ses pièces usinées : réservoirs, hélices, treuils, etc. Avec le développement du réseau routier au Québec, le camionnage remplace peu à peu le transport maritime et met fin graduellement à l’utilisation des petits caboteurs. Faute de demandes, le Chantier maritime ferme ses portes en 1967.